Petite histoire de La Courneuve :
des champs à la ville, des 4000 à Valbon

De la terre à l’usine

La Courneuve avant 1945

Avant 1850 , La Courneuve comme d’autres villes de la première couronne parisienne, étaient des villages peuplés de maraîchers. On y cultivait des céréales, des pommes de terre, des choux, des oignons, vendus ensuite à Paris, au marché des Halles. Pour nourrir la terre, des engrais composés de boue et de fumier de cheval étaient acheminées de Paris dans le « wagon de gadoues » !

Tout au long de  la Révolution industrielle , les grands espaces utilisés pour l’agriculture ont été reconvertis en de grandes usines industrielles. À ce moment, usines et agriculture cohabitent, ça ne sentait pas toujours très bon mais contribuait à créer des milliers d’emplois. L’arrivée de la gare de La Courneuve-Aubervilliers  en 1898  dans le quartier va accélérer cette industrialisation ! Par exemple, les usines Babcock qui produisaient des chaudières vont s’implanter dans le quartier et devenir le plus gros employeur de la ville avec près de 4 000 salariés… alors que la ville ne compte que 2 000 habitants.

Une ville industrielle
La cité des 4000

Après la Seconde guerre  mondiale, de nouvelles populations en provenance de nombreux pays européens et africains viennent dans le département chercher du travail. C’est la crise du logement : des bidonvilles apparaissent dans toute la petite couronne dans les années 1950. L’un des plus grands, La Campa, se développe à l’emplacement de l’actuel Parc Georges Valbon. Pour lutter contre la crise du logement, à la fin des années 1950 et durant les années 1960, de vastes ensembles immobiliers sont construits. La Cité des 4000 (pour 4000 logements) est exemplaire de cette politique.

Les années 1960 voient également les premiers aménagements du parc Valbon se concrétiser. Durant plus de quatre décennies, les 417 ha du troisième plus grand parc d’Île de France font se construire sur les terres agricoles du Nord de La Courneuve. Aujourd’hui , la ville s’étend sur 7,5 hectares et compte environ 42 000 habitants, presque deux fois plus qu’au début des travaux du parc Valbon. Le besoin d’espaces de respiration se fait plus que jamais sentir et un réseau d’une vingtaine de square permet à tout un chacun de profiter d’un petit bout de nature au pied de chez soi !

Le parc Georges Valbon

Les squares : des espaces d’usage et de nature

Le square de la Liberté

Jouer, lire, se rencontrer, regarder la nature, faire du sport… les squares sont des espaces de détente au quotidien. Ils permettent à chacun de réaliser des activités en extérieur à proximité de chez soi.

Mais les squares jouent également un rôle écologique. Ils constituent des réserves de biodiversité, c’est à dire qu’ils abritent des plantes et des animaux qui ne trouveraient refuge nulle part ailleurs en ville. Ils fournissent notamment aux abeilles de quoi produire leur miel. Avec l’augmentation des températures et les épisodes de canicule qui se multiplient ces dernières années, les squares jouent aussi le rôle de régulateur thermique en rafraichissant l’atmosphère. Leur sol perméable permet à l’eau de s’infiltrer et réfléchissent moins la chaleur du soleil. La présence de pelouses et de végétation déclenche le phénomène d’évapotranspiration. Les plantes pompent l’eau des sols et en rejettent une partie dans l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau.

Le rôle écologique du square